Les maisons de la Sierra Leone donnent une coloration particulière à l’histoire sociale et architecturale du pays. Les photos de Tim Hetherington permettent d’enregistrer pour la postérité les dernières traces de l’architecture créole de Freetown et des provinces environnantes, en voie de rapide disparition
Pour bon nombre de personnes, Freetown est synonyme de somptueuses maisons en bois, construites par des membres de la communauté créole au cours du XIXe siècle. Mais cette réalité change. Des milliers de constructions ont été rasées pour faire place aux imposantes maisons modernes, aux bureaux et aux magasins.
Autour de Freetown, le quartier appelé la Province de la Liberté, a été érigé et construit en 1787 par un philanthrope britannique comme le territoire des esclaves libérés du RoyaumeUni, de la Jamaïque, de l’Amérique et du Canada. Ces derniers étaient les fondateurs et les Créoles de Freetown.
Ils ont apporté avec eux les traditions et les sentiments hérités de leurs existences passées, y compris le style architectural développé dans les états du sud de l’Amérique. Parmi les pionniers venus de Nova Scotia, au Canada, de nombreux artisans ont récupéré les ballasts en bois des bateaux dans lesquels ils sont arrivés pour construire leurs nouvelles maisons. Parfaitement adaptées au climat, leurs demeures présentaient un certain degré de sophistication, mélange d’architecture qui a donné son identité à la culture de Freetown.
Les maisons du début étaient bâties avec du plâtre enduit mélangé d’argile, et des toits d’herbes hautes. Elles ont été remplacées plus tard par des habitations en pierre avec des structures en bois. Toujours basés sur le même design, les logements étaient invariablement édifiés de plein pied, avec des toits de zinc. Les plus nantis construisirent des bâtisses à deux ou trois étages, sur de hauts pilotis accessibles par des escaliers, avec des vérandas surélevées.
Au cours de l’invasion de Freetown en 1999, un nombre important de maisons traditionnelles furent détruites. Aujourd’hui, les anciennes maisons ‘en planches’ sont progressivement remplacées par des structures plus solides. Préserver ne fut-ce que quelques-unes de ces maisons est vital pour que les générations futures puissent garder un lien avec leur berceau culturel.
HOUTEN HUIZEN VAN WELEERDe gebouwen van Sierra Leone zijn een kleurrijke illustratie van de sociale en architecturale geschiedenis van het land. Tim Hetherington nam er foto’s van, en legde zo de snel verdwijnende Creoolse architectuur van Freetown en de omliggende provincies voor eeuwig vast
Freetown, en de omliggende provincie Freedom, werd in 1787 door Britse filantropen gesticht als woonplaats voor de bevrijde slaven uit Groot-Brittannië, Jamaica, Amerika en Canada. Dit waren de kolonisten en Creolen van Freetown. Zij introduceerden er hun eigen cultuur en gebruiken, zoals de bouwstijl uit de zuidelijke Amerikaanse staten. Bij de kolonisten uit het Canadese Nova Scotia waren er ambachtslui die voor de bouw van hun nieuwe huizen het hout van de boten gebruikten waarin ze gekomen waren. Hun woningen getuigden van een zekere verfijning en waren aangepast aan het klimaat. Zo ontstond de typische bonte architectuur van Freetown.
De oudste huizen bestonden uit met klei bekleed vlechtwerk en een dak van lange grassoorten. Later kwamen erg gelijkaardige huizen met stenen fundamenten en houten muren in de plaats. Bijna altijd hadden ze slechts een gelijkvloerse verdieping met een zinken dak erop. Alleen de rijkeren konden zich een huis van twee of drie verdiepingen veroorloven. Dit stond dan op stenen pijlers en was bereikbaar via een trap met bovenaan een veranda.
Tijdens de gevechten van 1999 werden in Freetown heel wat van deze traditionele huizen vernield. En tegenwoordig breekt men de oude houten woningen af om steviger constructies neer te zetten. Maar hopelijk blijven er voldoende bewaard als herinnering voor de volgende generaties….