Songs of freedom

The Sierra Leonean music scene is thriving, with growing numbers of home-grown artists using their lyrics to challenge the country’s politicians. Katrina Mason reports on the musicians that are capturing the imagination of a nation

Saidu Kallon is quoting the constitution of Sierra Leone: “Chapter two, section six, part five: ‘the state shall take all steps to eradicate all corrupt practices and abuses of power.’”

Kallon is not a lawyer, politician or development worker. He is a musician, goes by his artist’s name of Paps, and is delivering the opening words to his song ‘Let We Clean Salone’, which talks of improving the country (known affectionately in local Krio dialect as ‘Salone’), the lack of roads and electricity, and the absence of viable political options during August’s general elections.

Paps has just released his debut album under the Street Talent Productions label, which was started by Paps and Ed Sawyer, a British researcher who is keen to promote Sierra Leonean music.

“I’m an underground artist trying to rise up,” says Paps. “The street is the heart and soul of Salone.”

That strength of belief is one of the ingredients in today’s booming music scene. Whereas 90% of the music played before 2001 was foreign-made, an estimated 70% of all tunes are now home grown. Like so much of today’s musical social commentary coming up from the streets, it comes from disadvantaged young people who hope for more. Five years on from the end of its 11-year civil war, the country remains the second-least developed in the world. Paps’s song lyrics dream of Sierra Leone one day being a country “where no man is living on less than a dollar a day. And for freedom and justice you don’t have to pay.”

Music with this sort of social edge is high on the agenda, especially given the political heat in the run up to polling day. One popular artist, Emmerson, labels all politicians “tu fut arata” – Krio for two-legged rats – while Dry Yai Crew, a group that toured the US this summer, has a single called ‘Pak N Go’, a dancehall tune about the elections. Local calypso act Daddy Saj also sings his concerns loud and clear, with tracks such as ‘Corruption Corruption’ and ‘Watermelon Politics’.

There’s no escaping the barrage of beats. Whether it is of a political or romantic bent, tumba-shaking, hip-hop, calypso, reggae or dancehall, music bellows out daily over the airwaves, in nightclubs and on trucks pumping soon-to-be hits throughout the streets. Established musicians regularly fill the national football stadium in roaring all-night concerts, while the most sober of be-suited commuters making their way to work in the capital’s traffic-laden roads in shared minibus-taxis known as poda podas listen in to the radio.

“Radio music is basically the only media that consistently reaches the population of Sierra Leone and because of that these audio messages are quite powerful,” says filmmaker Greg Crompton, who is making a documentary about the country’s political music scene.

“What has really intrigued me is how thankful the public are for the artists speaking out,” says Crompton. “At first I thought it might serve as a rallying cry for violence, but it seems to be more of a salve than a catalyst.”

It has turned the heads of politicians too. When Emmerson first released his album Borbor bele, it had several politicians running to the gym in an effort to rid themselves of their big stomachs, swollen fat on the spoils of corruption according to his song. Political parties retaliated by releasing their own albums to help electoral efforts.

Reaching audiences outside Sierra Leone is no mean feat, however, and distributing and marketing to a global audience can be a hard nut to crack.

“There is bags of talent in Sierra Leone and this music could do really well on an international stage, not just appealing to Sierra Leoneans in the Diaspora,” said Sawyer, co-founder of Street Talent Productions. “It’s just getting that big break – that ‘in’.”

Reuben Koroma, lead singer with Sierra Leone’s Refugee All Stars, knows all about getting that ‘in’. Formed during the civil war in a refugee camp in Guinea, the group was catapulted to worldwide acclaim following the release of a documentary entitled Sierra Leone’s Refugee All Stars. Today Sierra Leone’s most successful musical export, the band breaks the mould for most Salone acts because they perform live with instruments, rather than lip-synching to a backing track. But as with so many Sierra Leonean artists, Koroma believes in music with a message:

“We are just coming from war and the best music is talking about peace, harmony and love. If we talk about positive things we can help to bring a positive change, to forgive and forget.”

Les chants de la liberté

La scène musicale sierra-léonaise est en pleine ébullition, avec un nombre toujours croissant d’artistes du cru, qui utilisent leurs rythmes pour défier les politiciens au pouvoir. Katrina Mason a rencontré ces musiciens qui capturent l’imagination de toute une nation

Saidu Kallon cite la constitution de Sierra Leone: “Chapitre deux, article six, alinéa cinq: l’Etat prendra toutes les mesures pour éradiquer toute forme de corruption et d’abus de pouvoir.”

Kallon n’est ni avocat, ni politicien, ni un professionnel du secteur du développement. Il est musicien, mieux connu sous son nom d’artiste Paps, et il livre ses mots d’ouverture dans sa chanson ‘Let We Clean Salone’, qui traite de l’amélioration du pays (désigné affectueusement dans le dialecte local Krio sous le nom de ‘Salone’), du manque de routes et d’infrastructures électriques et de l’absence d’options politiques viables, lors des élections générales d’août.

Paps vient de lancer son premier album sous le label Street Talent Productions, fondé par Paps et Ed Sawyer, un chercheur britannique enthousiaste à l’idée de promouvoir la musique de la Sierra Leone.

“Je suis un artiste underground qui tente de sortir au grand jour,” confie Paps. “La rue est le cœur et l’âme de Salone.”

La force de conviction est l’un des ingrédients de la scène musicale émergente actuelle. Là où 90% de la musique jouée avant 2001 était d’origine étrangère, on estime aujourd’hui que 70% de la production est locale. A l’instar de la tendance prédominante, elle véhicule le commentaire social, issu de la rue, celui des jeunes défavorisés qui espèrent des jours meilleurs. Cinq ans après la fin d’une guerre civile qui a duré 11 ans, le pays reste la seconde nation la moins développée du monde. Les paroles de Paps rêvent d’une Sierra Leone qui soit un jour un pays “où personne ne vit sous le seuil d’un dollar par jour. Et où vous n’avez pas à payer pour la liberté et la justice.”

Vue sous cet angle social pointu, la musique occupe une place essentielle, particulièrement dans le climat d’agitation politique qui a surgi durant cette période d’élections. Emmerson, un artiste populaire, qualifie tous les politiciens de “tu fut arata” – en Krio rats à deux pattes – tandis que Dry Yai Crew, un groupe qui a fait une tournée aux USA cet été, a produit un single appelé ‘Pak N Go’, un air de dancehall reggae sur les élections. Daddy Saj, chanteur local de style calypso clame également ses préoccupations haut et fort, avec des passages comme ‘Corruption Corruption’ et ‘Watermelon Politics’.

Personne ne peut échapper à la présence de ces rythmes. Que ce soit de nature politique ou romantique, de style vibration Tumba, hip-hop, calypso, reggae ou dancehall, la musique traverse quotidiennement les ondes, dans les nightclubs et dans les camions qui déversent ces hits en devenir dans les rues. Les musiciens reconnus remplissent le stade national de football lors de concerts hurlants, qui durent toute la nuit, tandis que les navetteurs plus sobres qui se rendent au travail sur les routes encombrées de la capitale, écoutent la radio dans les minibus-taxis collectifs, appelés poda podas.

“La radio est essentiellement le seul média qui touche la majeure partie de la population de Sierra Leone et c’est une des raisons pour lesquelles ces messages audio ont un impact aussi notable,” explique le réalisateur Greg Crompton, occupé sur un documentaire traitant de la scène musicale politisée du pays.

“Ce qui m’a surtout frappé c’est à quel point le public est reconnaissant envers ces artistes qui s’expriment,” dit Crompton. “Au départ, je pensais que cela pourrait constituer un cri de ralliement en faveur de la violence, mais il semble que cela fonctionne plus comme remède que comme un catalyseur.”

Cette situation a fini par avoir des répercussions sur les politiciens. Lorsque Emmerson a sorti son album Borbor bele, plusieurs hommes politiques ont couru s’inscrire au club de gym pour se débarrasser de leurs gros ventres, après s’être engraissé sur le dos de la corruption, comme le dit la chanson. Les partis politiques ont riposté en lançant leurs propres albums pour soutenir leurs efforts électoraux.

Toucher un public en dehors de la Sierra Leone n’est toutefois pas une tâche facile, la distribution et le marketing pouvant s’avérer des systèmes ardus à mettre en place.

“On trouve des tonnes de talents en Sierra Leone et cette musique pourrait vraiment cartonner sur une scène internationale, et pas seulement auprès des Sierra-léonais de la Diaspora,” explique Sawyer, co-fondateur de Street Talent Productions. “C’est juste une question d’avoir une opportunité de se positionner – d’entrer dans la place.”

Reuben Koroma, le leader des Refugee All Stars de Sierra Leone, en connaît un bout sur la question. Le groupe qui s’est formé durant la guerre civile dans un camp de réfugiés en Guinée, a reçu une ovation à l’échelle internationale suite à la sortie d’un documentaire intitulé Sierra Leone’s Refugee All Stars. Le groupe représente aujourd’hui le meilleur produit musical d’exportation de Sierra Leone. Par rapport au répertoire de Salone, il rompt avec la tradition car il joue avec des instruments live, plutôt que de faire de la synchronisation sur piste magnétique. Mais comme de nombreux autres artistes sierra-léonais, Koroma croit dans la musique porteuse de message.

“Nous sortons tout juste de la guerre et la meilleure musique parle de paix, d’harmonie et d’amour. Si nous apportons des propos positifs, nous pouvons aider à faire changer les choses positivement, à pardonner et à oublier.”

De vrijheid bezingen

De Sierra Leonese muzikant Saidu Kallon is bekend onder de naam Paps. Zijn nummers gaan over vooruitgang, het wegen- en elektriciteitstekort en het ontbreken van haalbare politieke ideeën tijdens de algemene verkiezingen van augustus.

Paps bracht zopas zijn debuutalbum uit op het Street Talent Productions-label, opgericht door hemzelf en Ed Sawyer, een Britse promotor van Sierra Leonese muziek.

Vijf jaar na het einde van de 11 jaar durende burgeroorlog blijft het land het op een na minst ontwikkelde land ter wereld. Muziek met een sociale boodschap slaat dan ook aan. Eén populaire artiest, Emmerson, noemt alle politici “tu fut arata” (Krio voor ratten op twee poten), terwijl de lokale calypso-act, Daddy Saj, zijn bezorgdheid uitzingt in nummers als ‘Corruption Corruption’ en ‘Watermelon Politics’.

Een publiek buiten Sierra Leone bereiken is echter moeilijker.

“Deze muziek zou op internationale podia echt aanslaan”, aldus Sawyer. “Je moet alleen die ene ‘opening’ vinden.”

Reuben Koroma, leadzanger bij Sierra Leone’s Refugee All Stars, weet alles over het vinden van die ‘opening’. De groep werd tijdens de burgeroorlog opgericht in een vluchtelingenkamp in Guinee en is nu het succesvolste muzikale exportproduct van Sierra Leone. Net als zoveel artiesten uit het land gelooft Koroma in muziek met een boodschap.

“We komen net uit een oorlog en de beste muziek gaat over vrede, harmonie en liefde. Als we over positieve dingen spreken, kunnen we een positieve verandering helpen teweeg te brengen, om te vergeven en te vergeten.”

Rhythmic moments
Moments rythmiques

Venues throughout west Africa’s Brussels Airlines destinations sing out with bold beats, and generally you shouldn’t even think of showing your face before midnight

Parmi les destinations de Brussels AIrlines en Afrique de l’Ouest, de nombreux lieux se démarquent par leurs rythmes puissants, et en règle générale vous ne songeriez même pas vous y rendre avant minuit

Abidjan, Ivory Coast Start the weekend early with live jazz on Thursdays at Butterfly, off Boulevard de Marseille in Zone 4.

Commencez le week-end tôt, avec du jazz live les jeudis au Butterfly, non loin du Boulevard de Marseille dans la Zone 4.

Conakry, Guinea Catch the latest music video being recorded around the pool at the Hotel Rivière Royal (Corniche Nord), or take a spin in the onsite nightclub, Atlantis. For more traditional music try Wakili Guinée, off Route de Donka in Ratoma district, or there’s live jazz at Fourchette Magique on 6th Boulevard.

Ne ratez pas le dernier vidéo clip enregistré autour de la piscine de l’Hôtel Rivière Royal (Corniche Nord), ou faites un tour sur le site du nightclub Atlantis. Pour de la musique traditionnelle, essayez Wakili Guinée le long de la Route de Donka dans le quartier Ratoma, ou tentez le live jazz à Fourchette Magique sur le 6e Boulevard.

Dakar, Senegal Delve into the mbalax music scene, Wolof for the popular local blend of traditional drumming and Cuban beats. Whenever international star and mbalax pioneer Youssou N’Dour and his band are in town, they play live at N’Dour’s own club, Thiossane. Or you might want to try Just4U on Avenue Cheikh Anta Diop.

Plongez dans la scène musicale mbalax, Wolof pour le mélange populaire local de percussions traditionnelles et de rythmes cubains. Chaque fois que la star internationale et le pionnier du mbalax Youssou N’Dour et son groupe sont en ville, ils jouent live au propre club de N’Dour, Thiossane. Essayez comme alternative le Just4U sur l’avenue Cheikh Anta Diop.

Freetown, Sierra Leone Hit China House near the Youyi building for live bands on a Friday night, or try the SLBS Canteen to see old-timer Steady Bongo performing with his band the Cultural Heroes. For the latest dancehall hits, don’t miss Paddy’s, near the Aberdeen bridge.

Direction China House près du building Youyi où se représentent les groupes live le vendredi soir, ou planifiez le SLBS Canteen pour voir le vieux routard Steady Bongo jouer avec son groupe les Cultural Heroes. Pour les derniers hits de dancehall, ne ratez pas Paddy, près du pont Aberdeen.

Monrovia, Liberia Garden Café on 14th Street near the beach in Sinkor often has live music at weekends. If you’re keen to step out on a weeknight, try Vanelis on Tubman Boulevard near 2nd Street on a Thursday. Bamboo Bar, on the roof of Palm Hotel in downtown, is also a good bet for a live band on Saturday.

Le Garden Café sur la 14th Street près de la plage de Sinkor propose souvent des concerts live le week-end. Si vous avez vraiment envie de bouger une soirée de semaine, allez chez Vanelis sur le Tubman Boulevard près de la 2nd Street, un jeudi. Bamboo Bar, sur le toit de l’hôtel Palm dans le centre, vaut aussi le déplacement pour écouter un groupe live le samedi.

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