
Across Uganda, an innovative education finance initiative is providing children with access to a decent primary education. Chloë Wilson reports on how these school loans are transforming lives in impoverished communities
ith nearly a thousand children in her care, 63-year-old Rosemary Namande (who is affectionately known as Mama Rosemary) is one of a new breed of entrepreneurs emerging in sub-Saharan Africa. Forty-one years ago, Rosemary set up a small infant school for 30 children, in Uganda “School wasn’t an option for lots of children, especially many orphans living in my neighbourhood,” she says, matter-of-factly. “And I wanted to change that.”
Today, thanks to her tireless determination as a school proprietor and an innovative microfinance lending scheme, Rosemary’s Naguru Infants primary school, located in Kampala’s north-eastern Nakawa Division, now has 900 students and employs 45 teachers.
In 1997, the Ugandan government abolished primary school fees in government-aided (public) schools for four children in every family. But while in principle primary education is free, the cost of uniforms, shoes, sports kits, meals and scholastic materials remains the responsibility of the parents. Furthermore, in many public schools the access to free education has meant the pupil to teacher ratio has risen, resulting in overcrowding in the classrooms and subsequent deterioration in the quality of teaching. Rosemary’s school differs from the government model in that it is essentially a private school, but the fees are kept to a minimum.
“For their nursery education, each child has to pay 70,000 UGX (€24,50) per term, which contributes to their tuition, meals, uniform and textbooks, while the children in Primary 1 to Primary 7 (ages seven to 13) must pay 80,000 UGX (€28) per term,” says Rosemary. For parents who struggle to pay the fees in a lump sum, there is an option to spread payments across each term, and orphans attending the school have their fees subsidised.
While Rosemary is driven by the belief that education leads to a better life for this and the next generation, she has also relied on a cycle of small loans from US-based organisation Opportunity International (one of the world’s largest microfinance organisations, working in 28 developing countries) to finance her plans and keep her school up and running.
“I first received a loan of 200,000 UGX (€70) in 1996,” she recalls. But as her school and requirements have grown, so have Rosemary’s loans. And rather than taking the full repayment periods, her loan balances are paid off in a lump sum whenever she needs a new loan. Rosemary received her most recent loan of 6m UGX (€2,100) in April, which she repaid in October in order to apply for a new loan.
As well as providing access to an education for children living in her community, Rosemary’s school has also enhanced economic activity. She employs a headmaster, who earns 450,000 UGX (€158) per month, as well as 30 female and 15 male teaching staff, who all earn in the region of 250,000 UGX (€87) per month. And Rosemary’s family has benefited, too. “Some of my grandchildren now work at the school,” she says, explaining that one of them is helping out with IT requirements and training, while another works on the administration side. Outside of her school, Rosemary has also turned her attention to helping other women establish businesses, as well as chairing the local women’s council.
While Rosemary currently accommodates 50 orphans (many of them victims of the AIDS epidemic) in her school, providing them with a home as well as an education, she would like to build more rooms so she can house more orphans and fund their education.
“This is where things start to get tricky,” concedes Steve Nelson, VP Strategic Initiatives of Opportunity International. “Someone like Rosemary has started to envisage and plan the future of her school, but now she really needs to think like a businesswoman to ensure she achieves her objectives,” he adds, reasoning that the need for Opportunity International to invest in business training for its loan recipients is key to improving the loan repayment process and to growing the programme.
Currently operational in Uganda, Malawi and Ghana, Opportunity is looking to implement its education finance initiative in five additional countries over the next two years. The organisation is also looking to progress various other projects, such as capacity building for teaching and administration staff, as well as school fee savings/loan schemes for parents.
Of course, underpinning all this activity is the need for Opportunity’s microfinance institutions to be financially sustainable, and the school loans initiative is doing just that. “Investors get excited about backing an entrepreneur who is really doing something to make a difference and change the livelihoods of those living in their community. They want to get involved,” explains Steve. “People like Rosemary are seen as heroes.”
And if the world is to come anywhere near realising the UN Millennium Development Goal of achieving universal primary education by 2015, it will be in part thanks to the entrepreneurial spirit of local heroes like Rosemary Namande.

En Ouganda, une initiative innovante en matière de financement de l’éducation permet aux enfants d’accéder à un enseignement primaire décent. Chloë Wilson analyse la façon dont ces investissements dans le système scolaire changent la vie des communautés paupérisées
Avec près de mille enfants à sa charge, Rosemary Namande, 63 ans, (connue sous le petit nom affectueux de « Mama Rosemary ») représente une nouvelle génération d’entrepreneurs en Afrique sub-saharienne. Il y a quarante ans d’ici, Rosemary fondait une école pour une trentaine de jeunes enfants ougandais. « Pour de nombreux enfants, et plus particulièrement pour bon nombre d’orphelins dans mon quartier, l’école n’était tout simplement pas au programme, déclare-t-elle. Je souhaitais changer cette situation. »
Aujourd’hui, grâce à son infatigable détermination de directrice d’école et au soutien financier dans le cadre innovant de la microfinance, le nombre des jeunes élèves de l’école primaire de Naguru dans la zone nord est de Nakawa, à Kampala, a enregistré une hausse exponentielle : on recense aujourd’hui 900 élèves et 45 professeurs.
En 1997, le gouvernement ougandais a lancé une série de mesures drastiques destinées à réduire le manque d’instruction parmi les jeunes. Une de ces mesures a été d’abolir les coûts de scolarité de l’école primaire dans les écoles d’État, pour un maximum de quatre enfants par famille. Toutefois, malgré cette gratuité des études, le coût des uniformes, des chaussures, des équipements de sport, des repas et du matériel scolaire restait à la charge des parents. L’école de Rosemary diffère du modèle étatique, en effet, c’est une école essentiellement privée mais les frais de scolarité y sont réduits au minimum.
Des prêts qui changent la vie
Pour l’école maternelle, chaque enfant doit payer 70 000 UGX (24,5 €) par trimestre, une somme qui couvre les frais de garde, les repas, l’uniforme et les livres tandis que les enfants plus âgés de la 1ère à la 7ème Primaire (de 7 à 13 ans) paient 80 000 UGX (28 €) par trimestre », explique Rosemary. Les parents des enfants qui fréquentent son école ont des activités économiques très diverses – fonctionnaires d’État, entrepreneurs ou travailleurs à bas revenus. Pour les parents qui ont des difficultés à faire face au payement de la cotisation en une seule fois, il existe une possibilité d’échelonnement tandis que les orphelins qui fréquentent l’école reçoivent des subsides.
Rosemary croit fermement à la prédominance de l’éducation dans la construction d’une vie meilleure pour les générations futures. Elle a également bénéficié d’une série de petits prêts octroyés par l’organisation Opportunity International, basée aux États-Unis (l’une des plus grandes organisations de microfinance au niveau international implantée dans 28 pays en développement), pour financer ses projets et assurer le bon fonctionnement de l’école.
J’ai reçu un premier prêt de 200 000 UGX (70 €) en 1996 », se souvient-elle. Mais au fur et à mesure que son école et que ses besoins se sont accrus, les prêts ont évolué en conséquence. Et plutôt que de rembourser la totalité des sommes empruntées à l’échéance, Rosemary préfère parfois solder le tout en une fois avant échéance afin de pouvoir renégocier un nouveau prêt. Tout récemment, en avril dernier, Rosemary a reçu un financement de 6 000 000 UGX (2 100 €), qu’elle a remboursé en octobre en vue de contracter un nouveau prêt.
Mais Rosemary n’offre pas seulement un accès à l’école aux enfants de sa communauté, elle contribue également à l’activité économique de sa région. Elle emploie un directeur, dont le salaire se monte à 450 000 UGX (158 €) par mois, ainsi que 30 professeurs féminins et 15 masculins issus de la région, qui gagnent un salaire mensuel de 250 000 UGX (87 €). À l’extérieur de l’école, Rosemary s’occupe aussi d’aider d’autres femmes à monter des entreprises sans oublier son intervention en tant que présidente du conseil de l’association des femmes locales.
Stabilité financière pour le futur
Après le succès de son projet d’école, Rosemary a commencé à rêver du futur. Tandis qu’elle accueille aujourd’hui dans son établissement 50 orphelins (dont la plupart sont victimes de l’épidémie de SIDA), leur offrant un toit en plus de leur éducation, elle voudrait construire encore plus de logements pour ces enfants tout en continuant à financer leur éducation.
« C’est ici que les choses se compliquent », confesse Steve Nelson, Vice-Président des Initiatives Stratégiques d’Opportunity International. « Rosemary a commencé à envisager et à planifier l’avenir de son école, mais maintenant elle a vraiment besoin de penser comme une femme d’affaires afin d’avoir la certitude d’atteindre ses objectifs », dit-il. Le raisonnement d’Opportunity International est le suivant : la formation des bénéficiaires d’un prêt est un facteur clé de l’amélioration du processus de remboursement des financements et du développement du programme. Opérationnel à l’heure actuelle en Ouganda, au Malawi et au Ghana, Opportunity cherche à implanter son programme de financement de l’éducation dans cinq autres pays au cours des deux prochaines années. L’organisation souhaite en outre faire évoluer d’autres projets comme le renforcement du nombre de professeurs et du personnel administratif ou encore les plans d’épargne et formules de prêts pour les frais scolaires auprès des parents.
Bien entendu le développement de telles activités nécessite une solidité financière des institutions de microfinance d’Opportunity, ce à quoi contribue d’ailleurs l’initiative des prêts scolaires. « Les investisseurs sont enthousiastes à l’idée de soutenir un entrepreneur qui œuvre réellement pour changer les choses et pour améliorer les conditions de vie des populations dans leur communauté. Ils veulent s’impliquer », explique Steve, qui conclut en disant : « Les gens comme Rosemary sont considérés comme des héros. » Et si la planète parvient à atteindre, d’ici à 2015, l’un des objectifs fixés par le Millénaire pour le Développement, à savoir l’éducation primaire pour tous, ce sera grâce à l’esprit d’entreprise de héros locaux comme Rosemary Namande.

Chloë Wilson doet verslag van hoe innovatief onderwijs het leven van de Oegandese kinderen verandert
Eenenveertig jaar geleden richtte Rosemary Namande voor 30 kinderen in Oeganda een kleine kleuterschool op. Vandaag, dankzij haar onvermoeibaar doorzettingsvermogen als eigenaar van de school en dankzij het innoverende plan van microfinanciering, floreert Rosemary’s Naguru Infants primary school in Kampala: ze huisvest 900 studenten en geeft werk aan 45 leerkrachten.
Terwijl Rosemary wordt voortgedreven door de overtuiging dat onderwijs tot een beter leven leidt voor deze en voor de volgende generatie, kan ze ook rekenen op een cyclus van kleine leningen van de Amerikaanse organisatie Opportunity International om haar school draaiende te houden.
“Ik kreeg eerst een lening van 200,000 UGX (€70) in 1996,” herinnert ze. Maar naarmate haar school en vereisten groter werden, kon ze ook een grotere lening krijgen. De meest recente lening die ze kreeg was er één van 6,000 000 UGX (€2,100) in april, die ze in oktober terugbetaalde om een nieuwe lening aan te vragen.
Rosemary’s school biedt toegang tot onderwijs voor de kinderen in haar gemeenschap en heeft ook de economische activiteit verbeterd door werkgelegenheid te bieden aan leerkrachten en administratief personeel. En terwijl ze momenteel 50 weeskinderen in haar school huisvest, hen een thuis geeft en onderwijs biedt, zou Rosemary nog meer weeskinderen willen huisvesten en onderwijs voor hen financieren.
“Investeerders zijn enthousiast om een ondernemer te steunen die het verschil maakt voor de leden van zijn of haar gemeenschap. Mensen als Rosemary worden als helden beschouwd,” zegt Steve Nelson, ondervoorzitter van Strategic Initiatives van Opportunity International. En als we in de buurt willen komen van het Millennium Ontwikkelingsdoel van de VN om in 2015 basisonderwijs voor iedereen te verkrijgen, zal dit zijn dankzij de ondernemersgeest van helden zoals Rosemary Namande.