Hidden house of knowledge

The House of Erasmus is one of Brussels’ most fascinating yet underrated tourist attractions. Lucy Mallows discovers its secrets

The Brussels district of Anderlecht, west of the city centre, is known for its football team, its beer museum and its undeserved reputation as a gritty, industrialised suburb. But a street away from its main square, Place de la Vaillance, you’ll find one of Belgium’s hidden treasures – La Maison d’Érasme, or Erasmus House.

This is one of Brussels’ most enlightening museums, yet also one of its least known. This may be because it is hidden away in Anderlecht, a 15-minute metro ride from the centre, or possibly because it doesn’t broadcast its treasures but displays them modestly and tastefully. However, it is steadily gaining quite a reputation and in 2009 won an award voted for by the public as part of the Brussels Museum Prize competition.

Brief stay

Born in the late 1460s, in Rotterdam, Erasmus was a humanist philosopher, theologian and writer who spent much of his life working his way around Europe. From May to October 1521, he lived at the elegant home of his friend Pieter Wychman, a teacher at the neighbouring collegiate church.

Although his stay was short, Erasmus made a big impression. In the 17th century, pilgrims began visiting the house “where the great Erasmus had lived”.

Wychman’s home was connected to a béguinage, a group of buildings used by the béguine, Catholic lay sisters. Visitors can now buy a joint ticket for the house where Erasmus stayed and the tiny béguinage.

“Anderlecht is one of the most ancient communes, with a rich history, but people just don’t know about it,” says Kaat Van Den Straeten, a science teacher visiting the house with her two young children. “This museum has such a great atmosphere, there are usually few visitors and it’s really peaceful. Some of the artwork is really amazing.”

Within these walls

Wychman’s home, which has survived intact since the 16th century, is now used as a museum and a study centre, with rooms re-created to show how Erasmus lived and worked during his stay there.

After the reception room, visitors can explore five further rooms. The Chamber of Rhetoric is dedicated to Erasmus’s visit and exudes a 16th-century ambience. The wooden floors give off an ancient, musty aroma and the floorboards creak with every step. Glass cabinets contain letters and academic papers written by Erasmus, and stunning paintings line the walls.

A large religious painting by Hieronymus Bosch hangs opposite a terrifying vision by Pieter Huys of a surreal landscape populated with monsters and strange creatures. Many visitors spend a long time in front of this painting, half intrigued and half horrified by the painter’s bizarre imagination. Often, the heavy curtains are drawn and the lamps contribute to a medieval atmosphere.

In the study, Erasmus sat hunched, writing more than 40 letters a day. The house holds a collection of 3,000 of the 22,000 letters Erasmus penned during his lifetime. Visitors can see the table he sat at, quill in hand, as well as some of the missives, written in Latin on now yellowing paper.

The room is decorated with portraits of Erasmus by Quinten Metsys, Hans Holbein and Albrecht Dürer, in which the great man is often depicted at work, standing before his desk or with a book in his hand.

Upstairs is the gorgeous Renaissance Hall. Here, the architect used a trick of perspective – the distance between the windows diminishes towards the end of the room, to create an illusion of depth. The hall contains paintings from the 15th and 16th century Flemish school, including little-known works by Hieronymus Bosch, Joost van Cleve, Pieter Huys and Frans dégage une ambiance extraordinaire, il n’y a en général pas beaucoup de visiteurs et c’est réellement paisible. Certaines œuvres sont vraiment étonnantes.

Francken. The Room of Frescoes nearby has a collection of volumes by Erasmus, many of which are first editions.  

Secret garden

Through an archway is a walled physic (medicinal herb) garden, where many locals come to enjoy a picnic lunch with friends in a green oasis.

The garden has two sections. The first, created in 1987 by René Pechère, is a botanical portrait of Erasmus, where visitors can admire some 100 plants from the 16th century. Erasmus collected many plants on his travels and, as he was often ill, treated himself in the herbalist tradition of the time. Many of the plants have labels such as “plague” and “tuberculosis”. Erasmus wrote of the garden that he liked to “study there, or walk there, alone or in the company of a friend with whom I like to converse”.

Behind, the “garden of the body” is a more spiritual “garden of philosophy”, created by Benoît Fondu in 2000, where visitors can sit and ponder the philosophical sayings of Erasmus – if you understand Latin – found in letters floating in leaf-shaped ponds. These include: “Beautiful things are difficult” and “I am a citizen of the world, always at home, or more often, everywhere a stranger.”

The Erasmus House is usually extremely peaceful, but the garden can be the exact opposite. On Sunday afternoons, even in the winter, it’s filled with families. Children run giggling along the narrow paths, lovers embrace in the shady bowers, and young mothers sit in the wooden armchairs and discuss the week’s events.

It’s a welcoming and friendly scene, of which the humanist Erasmus would surely have approved. After all, one of his famous sayings was: “Where your friends are, there is your wealth.”

Le sanctuaire de la connaissance  

La Maison d’Erasme est l’une des attractions touristiques les plus fascinantes de Bruxelles, mais également l’une des plus sous-estimées. Lucy Mallows en a percé les secrets  

La commune bruxelloise d’Anderlecht, à l’ouest du centre-ville, est célèbre pour son équipe de football, son musée de la bière et sa réputation injustifiée de banlieue rude et industrialisée. Et pourtant, à deux pas de son épicentre, la Place de la Vaillance, vous trouverez l’un des trésors cachés de Belgique : la Maison d’Érasme.

Il s’agit d’un des musées les plus intéressants de Bruxelles, toutefois c’est encore l’un des plus méconnus. Peut-être parce qu’il se cache à Anderlecht, à 15 minutes en métro du centre de la capitale, ou encore parce qu’il ne médiatise pas ses trésors qu’il présente avec goût et modestie.

Et pourtant, il gagne peu à peu ses lettres de noblesse et vient d’être récompensé par le Prix du Public dans le cadre du Prix des Musées 2009.

Un bref séjour

Anderlecht » pourrait se traduire à peu près comme « l’amour d’Érasme », mais nombre de ses habitants ne réalisent pas que ce surnom rend hommage au fameux philosophe, écrivain, penseur et théologien. « Citoyen de l’Univers », Érasme est né à Rotterdam en 1469 et a passé la majeure partie de sa vie à travailler aux quatre coins de l’Europe. En 1521, il séjourna six mois dans la demeure de son ami Pieter Wychman.

Bien que son séjour fût bref, Érasme marqua profondément les esprits. Ainsi, dès le XVIIe siècle, les pèlerins commencent à visiter la maison « où a vécu le grand Érasme ». La demeure de Wychman jouxte alors un Béguinage, groupe de maisons occupées par des sœurs catholiques, les Béguines. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent accéder à la maison où séjourna Érasme et au petit Béguinage, avec un seul ticket d’entrée.

Anderlecht est l’une des plus anciennes communes, au passé riche, mais les gens ne le savent pas ! », explique Kaat Van Den Straeten, un professeur de sciences qui visite le musée avec ses deux enfants. Ce musée dégage une ambiance extraordinaire, il n’y a en général pas beaucoup de visiteurs et c’est réellement paisible. Certaines œuvres sont vraiment étonnantes.

Intra muros

La demeure de Wychman, restée intacte depuis le XVIe siècle, est actuellement un musée et un centre d’études, et certaines de ses pièces ont été recréées afin de montrer comment Érasme y a vécu et travaillé durant son séjour.

Passé l’accueil, les visiteurs peuvent découvrir cinq pièces. La Chambre de Rhétorique est consacrée au séjour d’Érasme à Anderlecht et nous replonge au XVIe siècle. Le parquet de bois dégage un parfum ancien, de « renfermé » et ses planches craquent sous les pas. Les vitrines présentent des lettres et documents académiques rédigés par Érasme et d’étonnantes peintures d’exception ornent les murs. Une grande peinture religieuse de Jérôme Bosch y fait face à une vision terrifiante d’un paysage surréaliste, habité de monstres et de créatures étranges, signé Pieter Huys. Nombre de visiteurs s’arrêtent un long moment face à cette peinture, le regard mi-intrigué, mi-horrifié par l’étrange imagination de l’artiste. Souvent, les lourdes tentures sont tirées et un éclairage artificiel donne à la pièce une couleur médiévale.

Dans le Cabinet de Travail, Érasme pouvait passer des heures, assis, à écrire jusqu’à plus de 40 lettres par jour. La maison possède une collection de 3 000 documents parmi les 22 000 missives rédigées par Érasme au cours de sa vie. Ici, les visiteurs peuvent voir la table à laquelle il s’installait, ainsi que quelques lettres en latin, sur du papier entre-temps jauni. La pièce est ornée de différents portraits d’Érasme, œuvres de Quinten Metsys, Hans Holbein et Albrecht Dürer. Le plus souvent, Érasme y est représenté au travail, debout devant son bureau ou un livre à la main.

La Salle Renaissance, pièce majeure de l’établissement, se situe à l’étage. Ici, l’architecte a joué avec la perspective – la distance qui sépare les fenêtres diminue au fur et à mesure que l’on avance vers l’extrémité de la pièce, pour créer une illusion de profondeur. Cette salle présente des œuvres des peintres de l’Ecole flamande des XVe et XVIe siècles, notamment des œuvres méconnues de Jérôme Bosch, Joost van Cleve, Pieter Huys et Frans Francken.

Enfin, la petite Salle des Fresques contiguë possède une collection rare d’ouvrages écrits par Érasme, parmi lesquels de nombreuses éditions originales.

Jardin secret

Par un portique en pierre, on accède au Jardin de Plantes médicinales, véritable oasis où de nombreux Bruxellois viennent profiter d’un pique-nique en toute quiétude.

Le jardin s’orchestre en deux parties. La première, créée en 1987 par René Pechère, est un véritable portrait botanique d’Érasme où l’on peut admirer une centaine de plantes du XVIe siècle. Érasme cultivait de nombreuses végétaux qu’il ramenait de ses voyages. Fréquemment malade, il s’en servait pour se soigner, suivant la tradition herboriste de l’époque. Beaucoup d’entre elles sont, aujourd’hui encore, étiquetées de pathologies telles que « peste » ou « tuberculose ». Érasme écrivit qu’il aimait « étudier dans ce jardin, ou s’y promener, seul ou en compagnie d’un ami dont il appréciait la conversation ».

Derrière ce « jardin du corps » se trouve un autre jardin, plus spirituel : le Jardin philosophique, créé par Benoît Fondu en 2000. Ici, les visiteurs peuvent s’asseoir et méditer sur les citations philosophiques d’Érasme rédigés en latin, parmi lesquelles « Les belles choses sont difficiles » ou « Je suis un citoyen du monde, toujours à la maison, ou, plus souvent, partout un étranger ».

La Maison d’Érasme est généralement paisible, déserte et calme, à l’opposé du jardin. Le dimanche après-midi, même durant les mois d’hiver, cette oasis ensoleillée se remplit de familles. Les enfants courent joyeusement dans les allées étroites, les amoureux se bécotent sous les tonnelles et les jeunes mamans, assises dans des fauteuils de bois, se racontent les événements de la semaine. Une scène accueillante et amicale que l’humaniste Érasme aurait appréciée… Après tout, l’une de ses célèbres citations ne dit-elle pas : « Là où sont les amis, là est la richesse ?

Verborgen leercentrum

Het Huis van Erasmus is één van de meest fascinerende maar ondergewaardeerde toeristische attracties van Brussel. Lucy Mallows ontdekt zijn geheimen

In Anderlecht vind je één van de verborgen schatten van Brussel -het Erasmushuis. De legendarische filosoof en theoloog werd in 1469 in Rotterdam geboren en werkte een groot deel van zijn leven overal in Europa. In 1521 bracht hij zes maanden door bij zijn vriend Pieter Wychman in Brussel, wiens huis nu een museum is.

In de Rederijkerskamer vinden we glazen kasten met brieven en academische papers geschreven door Erasmus, en aan de muur hangen zeldzame en verbluffende schilderijen van Hieronymus Bosch en Pieter Huys. Het huis beschikt over een collectie van 3000 brieven die Erasmus over zijn hele leven schreef. Bezoekers kunnen in de werkkamer de tafel zien waaraan hij zat en ook enkele missives. De kamer is versierd met portretten van Erasmus door Quinten Metsys, Hans Holbein en Albrecht Dürer. Boven bevindt zich de Renaissancezaal met schilderijen van Bosch, Huys, Joost van Cleve en Frans Francken. De kleine zaal met fresco’s bevat een collectie oude drukken van Erasmus.

Buiten is er een ommuurde botanische tuin. In het eerste deel worden ongeveer 100 planten uit de XVIe eeuw gekweekt, sommige zijn nog steeds voorzien van een bordje waar de ziekte op staat, bijvoorbeeld ‘pest’ en ‘tuberculose’. Achter deze ‘kruidentuin’ ligt een eerder spirituele ‘filosofische tuin’, waar bezoekers kunnen nadenken over de filosofische gezegden van Erasmus.

Het Erasmushuis is vredig en stil, maar de tuin zit vaak vol families. De humanist Erasmus zou dit goed gevonden hebben, want hij was het die zei: “Daar waar vrienden zijn, daar is rijkdom.”

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